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Textes à lire ...





Tu seras un Homme mon fils




Rudyard Kipling


Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;
Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.

Rudyard Kipling




Dernière lettre de Guy de Larigaudie



Guy de Larigaudie


Guy de Larigaudie, le Routier légendaire du Groupe Bayart qui, le premier, par automobile, relia la France à l'Indo-Chine, devait tomber au champ d'honneur sur la frontière du Luxembourg, le 11 mai 1940.

On a retrouvé sur lui une lettre, écrite à une religieuse carmélite, où il disait :

« Ma Soeur,
Me voici maintenant au baroud. Peut-être n'en reviendrai-je pas.
J'avais de beaux rêves et de beaux projets mais, n'était la peine immense
que cela va faire à ma pauvre maman et aux miens, j'exulterais de joie.
J'avais tellement la nostalgie du Ciel et voici que la porte va bientôt s'ouvrir.
Le sacrifice de ma vie n'est même pas un sacrifice,
tant mon désir du Ciel et de la possession de Dieu est vaste.

J'avais rêvé de devenir un saint et d'être un modèle pour les Louveteaux,
Scouts et Routiers. L'ambition était trop grande pour ma taille,
mais c'était mon rêve.
Je suis dans une formation à cheval
et je suis heureux que ma dernière aventure soit à cheval...

Une bête chassée à courre fournit un effort
plus grand que le nôtre sur la chaîne birmane.
Mais l'homme seul peut donner un sens à son effort.
Le gamin de treize ans qui se lève un quart d'heure plus tôt
pour faire sa gymnastique devant la fenêtre ouverte
fournit un effort d'une valeur plus grande
que la charge d'un troupeau de buffles.
La multitude des efforts humains vers le beau, le bien, le meilleur,
fait monter l'humanité continuellement
comme un mouvement de houle qui gonfle la masse de l'Océan.
Il sait le prix du plus humble des métiers :
Notre vie n'est qu'une succession de gestes infimes
mais qui, divinisés, modèlent notre éternité.
Et encore : Il est aussi beau
de peler des pommes de terre pour l'amour du Bon Dieu
que de bâtir des cathédrales.
Il faut avoir le coeur plein de Dieu
comme un fiancé a le coeur plein de la femme qu'il aime.

A la pomme du grand mât, sur un voiler,
lorsque plus aucune terre n'est en vue,
on possède pour soi seul le cercle d'horizon.
On voudrait pourtant pouvoir repousser plus loin cette ligne,
faire éclater cette limite,
qui malgré tout nous emprisonne parce que nous sommes faits
pour des lointains plus vastes
que les étendues rabougries des horizons terrestres...

Notre désir de bonheur est trop démesuré
pour qu'il puisse jamais être rassasié ailleurs que dans l'au-delà.
Si le grain ne meurt..., il est peu de paroles
plus consolantes que celle-là, parce qu'elle nous mêle
et nous intègre au cycle même du monde
et légitime ainsi la démesure de nos rêves.
Je venais de comprendre qu'il n'est vraiment qu'une chose au monde qui compte :
l'amour du Bon Dieu, un amour immense, irraisonné, un amour de gosse
en adoration devant sa mère, un amour total
qui nous prenne tout entier, dans chaque instant de notre vie.
Cet amour enfantin, ce merveilleux amour,
effacera plus tard toutes nos laideurs et demeurera seul, triomphant.
Cette prière à peine consciente, ne cesse pas, même dans le demi-sommeil.
J'aimerais mieux mourir le sachant pleinement.
J'aimerais pouvoir prendre toute ma vie au creux de mes mains
et avoir le temps de l'élever vers Dieu
et de la Lui donner comme mon humble offrande d'homme. »


Mourir " à cheval ", ce fut sa dernière joie,
ainsi que nous le révèle la lettre qu'il portait sur lui
à l'instant du dernier combat.
On trouvera peu de mystiques qui aient, à ce point et jusqu'au bout,
allié ce désir fou de Dieu et cette joie de vivre,
qui aient ainsi jubilé d'aller trouver Dieu et de mourir " à cheval ",
qui aient témoigné si pleinement que Dieu est bonheur et Vie.




La vie



Mère Térésa

La vie est une chance, saisis-la
La vie est une beauté, admire-la
La vie est une béatitude, savoure-la
La vie est un rêve, fais-en une réalité
La vie est un devoir, accomplis-le
La vie est un jeu, joue-le
La vie est précieuse, prends-en soin
La vie est une richesse, conserve-la
La vie est amour, jouis-en
La vie est un mystère, perce-le
La vie est promesse, remplis-la
La vie est tristesse, surmonte-la
La vie est un hymne, chante-le
La vie est un combat, accepte-le
La vie est une aventure, ose-la
La vie est un bonheur, mérite-le
La vie est la vie, défends-la.

Mère Térésa, béatifiée le 19 octobre 2003



  



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Dernière mise à jour le 13 Octobre 2005